Oléron
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Moi, citoyenne de la République

Moi, citoyenne de la République, je vous demande d’arrêter le massacre.
Moi, citoyenne de la République, j’aimerais être gouvernée par mes concitoyens. Pas des énarques, enrichis de privilèges qui se voilent la face sur la réalité des français.
Moi, citoyenne de la République, j’aimerais que le prochain (candidat ? Système ?) soit dévoué à son peuple et sa nation ; et non une dévotion de quête de pouvoir.
S’il faut scander, nous le ferons.

Mais la coupe est bien pleine ; ne débordez pas en fin de quinquennat…
Je m’explique.

La présidentielle devrait fédérer, donner l’espoir, rassembler les français en réflexions… Mais le contraire est déjà de mise.

Les prochains jours ; je pense couper le poste, ne plus lire encarts «politique» où il est question de pouvoir de certains (nos élites comme certains les prénomment)… Ce n’est pas du désintérêt mais les primaires de gauche, traditionnellement déchirées car incapables de se rassembler et partager ce Fameux Pouvoir.
Y’a pas de programme, qu’ils se tirent déjà dans les pattes. Pas capables de faire des compromis entre eux. Qu’est-ce que ça sera en politique internationale ?
Une quête pour un siège pas pour son peuple.
J’en ai la nausée.

Les médias pourraient informer… Au lieu de cela, eux aussi préfèrent continuer à nous donner la nausée.
Farid Benyettou, ex-mentor des frères Kouachi (auteurs du massacre perpétré dans la rédaction de Charlie Hebdo en janvier 2015) a été invité sur le plateau de Salut les terriens. Pour exprimer son repenti, présenter son livre (qui plus est à la date anniversaire…) et être promu au rang de star… Que fait-il en liberté ? Que fait-il à la Télé ?
Encore heureux, c’était pas sur le service public !
Business is business.
On peut nous balancer des minutes de silence. Ca nous permettra de regarder nos jolies baskets achetées en solde sur Amazon (qui soient dit en passant ne seront pas taxées en France…).
J’espère que nos bons libraires préféreront ne pas distribuer ce torchon… De mon côté, je choisis de ne pas partager ce lien !

Remarquez les best-seller sont de plus en plus étonnant : Merci pour ce moment. Ou comment se revendiquer 1ere dame un temps, résidant à l’Elysée. Se sentir bafouée dans un second temps. & dans le temps ne jamais s’appliquer les règles de base du concubinage notamment en matière fiscale, manger les petits fours payés par la nation… merci pour ce « bref » moment à la note salée.
Et j’en passe…
Plus de littérature, du déballage ! Heureusement, on ne leur file pas encore les Goncourt !

Et on ne sait même pas si on peut y croire. On ne sait même plus à qui faire confiance dans la classe politico-médiatique… Le dégoût…Fermons cette parenthèse « culturelle », nivelée une nouvelle fois vers le bas…

N’abordons même pas la réforme de l’orthographe : tkt BB ca va bi1 SE paC !
Question égalité des chances & nivellement vers le bas… En plus de l’économie et de la géopolitique, c’est à croire que notre gouvernement voudrait sécher le français !
Et puis, qu’est ce qu’ils en connaissent de l’égalité des chances ? Eux mêmes, à leur niveau, ils savent que pour gouverner il n’y a pas de chance. Il faut simplement rentrer à l’ENA, se mettre dans le moule, choisir une case (y rester), et puis avoir une ambition personnelle, cultiver un sens du nombrilisme et porter des oeillères.

Bref, on se fout de nous. Et nous, on se révolte en direct dans nos canapés.
Mais ce temps n’est plus, nous français, nous nous rendons compte de notre pouvoir : celui de faire un peuple solidaire et empathique, qui consomme éclairé. Et qui peut pousser les choses ensemble !
Car non, nous n’y croyons plus : nous ne sommes pas aussi divisés que vous ne nous le laissez à penser. Sauf quand il s’agit de vous.

Pour exemple, le succès de Demain (film financé par la foule). Qu’on vit de plus en plus aujourd’hui, chacun à son niveau, avec des actions différentes, telle une somme d’intérêts individuels qui fait l’intérêt général. Et puis on en discute. On se donne du courage en échangeant entre nous, et on poursuit. Ensemble.
Pour exemple, les rassemblements pacifistes après Charlie, le Bataclan, Nice… La peur au ventre, les français sont descendus dans la rue. La théorie de la peur est révolue ; le courage, le rassemblement et l’action priment !

On n’évoquera pas la politique extérieure, tant le contexte actuel est instable et que les informations qui circulent abondent une propagande de la résignation.
Comme si nous n’avions pas le choix.
Alors que pourtant, dans le processus démocratique que l’on promeut pour se défendre de nos idioties, les élus ne sont rien sans le peuple.

Entre médias et politique on ne sait plus qui croire. Alors on se tourne sur les réseaux, on cherche ses sources ; on les partage et on en discute.
Ce qu’on peut dire sans recul aucun sur la situation actuelle et de façon certaine, c’est qu’il apparaît inhumain de « juger » une nation en imposant des actes de violence dirigés à l’aveugle.
A contrario, on peut en retenir que notre modèle hypocrite dégoûte les terroristes. Mais qu’ils se rassurent, nous aussi ! Une chose est sûre : nous n’utiliserons pas les « mêmes armes » pour le faire savoir & changer les choses.

Coté fiscal, vous avez déjà entériné des catastrophes pour les rouages économiques. La taxation des entreprises, les charges sociales, la taxation privée, plus values immobilières… Bref, tous les points qui contractent une économie. Au gouvernement, c’est à croire qu’ils ont séché les cours d’éco et de géopo…

Y’a franchement de quoi vouloir générer de la richesse ailleurs. C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe un business pour l’expatriation. Jusqu’à mon burn out, j’y prenais part :
en bonne gestionnaire de patrimoine, j’aidais mes clients à réaliser leurs objectifs. En la période, il s’agissait de quitter la France. Aller vers les pays qui ont des règles du jeu plus attractives. Quoi de plus logique ? Seuls les grands patriotes de la nation sont restés dans la période, même si, en passant à la retraite, ils sont passés à l’ISF.

Tout cela m’a conduit à quitter mon travail.
A l’époque, l’incertitude fiscale me dégoûtait.
Je me raccrochais au fait que le Droit Civil tiendrait le coup & surtout le Cap.

Aujourd’hui, certains pensent qu’il serait à reformer.
Peut-être pour certains « détails ». Mais au global, ces grandes valeurs sont toujours actuelles puisque basées sur l’Humain, l’Homme et ses concitoyens. Des principes moraux et de bon sens.

Alors quand l’idée vous vient de réformer certains grands piliers de notre système (et vu ce que vous avez porté lors de ce quinquennat), je me demande ce que vous avez bien pu fomenter…
J’ai donc lu en détail votre grand projet de fin de quinquennat touchant aux réformes des successions. Un projet commercialement bien présenté mais qui méconnait à mon sens la constitution de la France actuelle…

Aujourd’hui, il existe les abattements (réduit au fil des ans) et la durée de l’abattement en lui même (allongé au fil des ans) et les taux de taxation différentiés en fonction du degré de parenté.

Réduire la durée de l’abattement, augmenter son montant ou baisser les taux de taxation en fonction du lien de parenté sont autant de paramètres d’ajustements conjoncturels. Promouvoir le démembrement, les rentes viagères, les pactes Dutreil, la transmission inter-générationnelles… Ces paramètres et modes de transmission sont à promouvoir.

En revanche, ce qui est proposé aujourd’hui me débecte… tout réformer en se basant sur une analyse tronquée de la société. Toute votre analyse est basée sur l’allongement de la durée de vie et place sous silence le coût des conditions de vie. En d’autres termes, vous encourageriez les petits enfants à hériter de leurs grands-parents (avant et au décès). Les enfants (parents – génération intermédiaire) seraient appelés à verser une obligation alimentaire à leurs parents pour les placer dans un mouroir ? De préférence pas trop chère histoire de préserver son patrimoine…
Et votre utopie de « formation de société d’héritier », beau projet. Ne pensez vous pas qu’il s’agisse là d’un summum de l’assistanat ?

Vous ne vous dites pas que le patrimoine est personnel : accumulé dans la majeure partie des cas par le travail, le mérite.
Vous, vous consommez l’argent dispensé par vos contribuables et électeurs ; ça ne vous dérange pas. Vous faites des négligences en matière de déclarations fiscales, pratiquez des décôtes douteuses pour ne pas relever d’un impôt…
Vous bénéficiez de privilèges et vous semblez bien l’oublier. Parfois même vous outrepassez les droits octroyés par la nation en contrepartie de l’engagement pris pour la gouverner.
La retraite, qu’on souhaite longue après tant d’année d’effort, est une phase de consommation et plus d’accumulation. Alzheimer, Parkinson, perte d’autonomie… Ca coute. On ne sait donc pas prévoir (outre le calcul de l’espérance de vie), les conditions de fin de vie.
Ainsi, en toute logique, au décès, n’est transmis que ce qu’il reste.

Ce qui laisse le temps aux générations suivantes de se constituer leur propre patrimoine en prenant exemple sur leurs pères & mères, grand-parents, oncles, tantes…
En gros : une société méritocratique, dans l’action et le dépassement de soi.
Pas une société attentiste, qui attend tout de l’Etat providence et qui finit par être un 100% assisté, bête à consommer l’argent accumulé par la sueur de leurs aïeux. L’argent n’a pas de valeur quand il n’est pas gagné…
Ce ne sont pas les valeurs que je porte.

Vous touchez à cela mais c’est encore un pansement. Vous ne touchez pas à ce qui dérange. L’argent qui dérange : la finance. La spéculation fictive et boursière. Celle qui a irradié l’épargne des ménages, les systèmes de retraites, les contrats d’assurance vie… Attendons-donc la prochaine crise qui fera des ravages… Attention, l’Etat n’aura pas longtemps les moyens nécessaires pour renflouer et sauver les paquebots bancaires. On verra bien ce qu’on peut encore faire. A savoir : subir un mouvement et être tactique.
Vous n’avez jamais tenté de faire des banques de véritables financeurs de l’entreprise. Vous les poussez à se maintenir dans la spéculation… Aucune stratégie.
Alors moi, ça me dérange.

Ah j’oubliais ! Vous touchez aux finances publiques (chose que j’espérais depuis un certain temps). Mais vous ne touchez pas aux bons blocs !
La santé, l’éducation… décevant.

Pour économiser, vous ne comprenez pas que les français attendent moins de décentralisation. Ne pensez-vous pas que nous sommes au courant des choses : les disfonctionnements internes, les attributions des taches, les lourdeurs administratives, la productivité interne aux antipodes de celles du secteur privé….

La division est créée. Ceux qui se crèvent à la tache risquant tous les jours leur poste et ceux qui bénéficient de sièges dorés où l’immunité pousse à faire caqueter. Le secteur public des administrations semble oublier que leur employeur, c’est l’usager.
Alors plus de considération SVP au comptoir, car on voit bien que certains d’entre vous sont loin d’être « au taquet » pour être surs de payer leurs factures !
Et rappelez vous que la dignité n’est pas faire le beau.
Tout le monde en a marre. Sauf vous.

Vous tirez sur les ambulances et feignez de ne pas vous en rendre compte. Des grèves dans les hôpitaux, le SAMU, les pompiers, la police, les notaires… Manquait plus que le peuple et on se la jouait 1789.
Y’a des alertes. Les langues se délient. Entendez-les.

Moi quand, j’entends Valls « On m’a imposé le 49.3 », j’enrage. C’était ce mois ci. Qu’en est-il de la responsabilité ?
La blague, c’est que quand on regarde les actualités en tapant « Manuel Valls » sur le net, on tombe sur une grande déclaration au sujet du conflit au sein d’I-tele en octobre dernier. Manuel Valls en appelle à « l’éthique de responsabilité » de la direction. C’est la poêle qui se fout du poêlon. C’était il y a 3 mois.
C’est comme dire au peuple, élisez-moi, je prendrai des décisions contraires à l’éthique que je vous expose et pour laquelle vous poussez votre bulletin dans l’urne ; mais j’y serais obligé.

Je me dis que je vais moi aussi quitter ma France.
Dommage quand on sait combien un étudiant français coute à son état. Dommage donc de ne pas « profiter » de son savoir acquis pendant ces études ; il n’y a qu’à voir les taux de chômage.
Ou tenter de la changer pour la faire à l’image des français parce qu’au fond le l’aime.
Je ne supporte plus nos gouvernants. Mais une chose est sûre j’aime ce territoire et les humains. Ce qui nous rassemble c’est notre diversité. Celle qui fait qu’on est heureux et tolérant d’être ensemble sur ce territoire riche, nouricier. Qu’on y vit, on y partage des émotions, on y travaille.

Et puis il y a bien pire ailleurs : simple citoyen d’Alep. Mais ça c’est encore une autre histoire…


Billet d’humeur – Chronique du pavé – Janvier 2017

En savoir plus sur la stratégie du Gouvernement vis à vis des successions : ICI

Source Photo – Annesophotographies

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