Bassin d'Arcachon,  Le Caméléon Daltonien

Fantasme ou réalité… (pour adultes consentants exclusivement)

Depuis l’enfance, certains lieux sulfureux ont alimenté mes fantasmes, et je ne suis pas le seul, alors est venu le jour de savoir si ces lieux sont, ou non, à la hauteur de leur réputation.

Commençons par le petit bois de Camicas, situé au rond-point de la voie rapide à l’entrée d’Arcachon. Quand mon grand-père passait devant je sentais bien une gêne que je n’arrivais à m’expliquer. Je me suis rendu sur place pris d’une envie pressante, et adossé à un arbre bienveillant, j’en profitais pour prendre mes informations. L’endroit est paisible, arbres, parking de covoiturage, certes quelques voitures en stand bye, conducteurs au volant, certainement ayant choisi cet endroit pour textoproser.
La légende urbaine en faisait un endroit sulfureux… A 17 heures, que nenni, il y a bien quelques vététistes qui déboulent de la dune, de jeunes ados en retour de course d’orientation, je suis déçu. J’aurai voulu y trouver des ramasseurs de glands ou quelques promeneurs lubriques ou encore le champion du sud-ouest de course en sac, pantalons aux chevilles, mais non, rien… peut-être eût-il fallu y retourner le soir…
Pleutre que je suis-je n’y suis pas retourné, alors le bois à pipeau qui faisait autant parler a gardé ses secrets, c’est certainement mieux ainsi.

La Lagune, est un autre endroit, l’été la plage se noircit tout comme ses occupants libérés de tout textile, quel bonheur de se dorer au soleil nu comme un vers et de profiter de baignades dans le plus simple appareil… Ce n‘est pas ici que les rumeurs en font un endroit chaud, à côté de ce qui est proposé à nos enfants sur Internet, c’est de la roupie de sansonnet ! Par contre, du haut de mes douze ans, les balades à La Lagune m’ont jadis fourni de biens belles images en comparaison avec les «Ici Paris» que nous pouvions dégoter et pour les plus chanceux un «Lui» ou un «Play Boy».
Mais tournons-nous vers le cordon dunaire, et là, surprise, de minuscules points noirs montent et descendent, apparaissant ou disparaissant selon le tracé de la dune. Quand plusieurs têtes se figent, il y a certainement quelque chose d’intéressant à regarder ou capturer, quelque coquelet de bruyère ou chat sauvage faisant le plaisir de ces animalistes en herbe ! Il y a donc celui qui veut être vu et celui qui veut voir, et dans un échange de consentement tacite, ce petit monde cohabite. Ceux installés en creux de dune pour profiter du soleil sans subir le vent qui pourrait les défriser (enfin je me comprends) et ceux qui arpentent. Ceux-là sportifs de l’extrême, sont équipés à la hauteur de l’épreuve, sac à dos en bandoulière nus comme des vers, ils déambulent inlassablement en lisière du bois. Juste un truc, cet endroit l’hiver regorge de chanterelles, et dans l’intérieur du bois on retrouve, ça et là, les reliefs de leur amour. Juste merci pour tous de ramasser vos accessoires et de laisser l’endroit propre en sortant !

Alors La Lagune, c’est plus concret que le petit bois. OUPS je me suis dévoilé maladroitement ! Comment se fait-il que je sache tout ça ? Si vous m’avez croisé, c’était pour un reportage, de toute manière le caméléon prend la couleur de la dune et vous n’auriez pu le voir, mais ses yeux multidirectionnels ont tout capté, je ne dirai rien moi non plus…

■ Par le Caméléon Daltonien

Facebook : @Lapageducameleondaltonien

 


Publication originale sur facebook – intégrée à Mood In My Mind Nov 2018

Publication Bouch’B – Magazine
Propagande positive – Bassin D’Arcachon

Lire au format PDF – BOUCH B Avril 2018 Cameleon daltonien

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :