Bassin d'Arcachon,  Le Caméléon Daltonien

Identité aux senteurs d ’automne

L’an dernier, de merveilleux amis m’ont convié au Pays Basque, nous y avons rencontré de ces anciens qui font la fierté et l’honneur de leur culture. Je les en remercie, ils se reconnaîtront.

De retour, ici, triste constatation, les réseaux sociaux, et oui, vous, qui n’avez de cesse que de commenter une parisienisation ou une bordelaisité de notre secteur – que c’est laid.
C’est bien triste. Avant de traiter les autres d’envahisseurs, ne faut-il pas constater que, la nature ayant horreur du vide, ce phénomène trouve sa source dans notre sphère de responsabilité ?

Cette absence d’identité pèche aujourd’hui de par plusieurs simples raisons :
D’une part la perte d’une langue ou d’un langage propre qui pérennise une identité locale ; parlons notamment des basques, des bretons et même des corses pour lesquels la langue cristallise leur singularité ;
Mais aussi historiquement, le territoire n’est réellement peuplé que depuis peu, et la mosaïque de ses occupants successivement arrivés a rendu impossible l’émergence d’une identité propre, laissant place à un empilage désordonné.

Est-ce à dire que nous n’avons aucune identité ?
Certes le vieux gascon n’est plus connu, mais le vulgum pecus du Bassin d’Arcachon est un individu particulier :
un peu écolo, un peu chasseur, mais aussi râleur et joyeux, il est un caméléon daltonien, prenant la couleur de ce qu’il perçoit pour une règle immuable, que les autres doivent subir, tout en ayant la certitude qu’il s’est bien intégré et qu’il fait partie des anciens.

Evidemment qu’il s’est bien intégré le malotru, puisqu’en face, les autres caméléons daltoniens n’avaient rien d’autre à lui opposer que la lecture erronée qu’ils avaient faite eux-mêmes de l’endroit. Une identité forte, voire rugueuse aurait pu saper ces velléités hégémoniques, et invasives dans l’œuf, mais où est le caméléon dominant ?
D’ailleurs ce sont au bout du compte, eux-mêmes les derniers arrivés qui deviennent les pires censeurs d’aujourd’hui. (Le coucou aurait aussi bien pu faire l’affaire dans cette démonstration).

Fort de ce constat, je trouverai amusant que l’on puisse définir ensemble les caractères de l’identité locale, et forts de ces caractéristiques, que nous puissions les utiliser positivement pour simplement éduquer ce qu’est vivre sur le Bassin. Et j’insiste sur le terme positivement puisque le but serait de rétablir une harmonie perdue. La marque du Bassin B’A est un terreau parfait pour une exemplarité nécessaire à la constitution d’une ossature commune. Pour être plus large j’attends vos retours sur facebook sur la page du Caméléon Daltonien, pour que chacun puisse montrer son attachement à nos cultures, à notre bien vivre et les mettre en pratique.

Il sera bien sûr établi une synthèse de chacune de vos interventions et nous verrons en fonction du niveau de la participation, si ce combat mérite d’être mené ou si simplement le caméléon peut dormir sur ses deux oreilles…


Publication Bouch’B – Magazine
Propagande positive – Bassin D’Arcachon

LIRE AU FORMAT PDF – BOUCH B AOUT 2018 – Cameleon daltonienaout

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