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Stéphane Cattaneo – Portrait Artiste

« Mon intérêt pour la création remonte à l’enfance, lorsque je dévorais le journal de Spirou auquel mon père m’avait abonné : je rêvais de devenir un dessinateur célèbre. 

Je découvris plus tard la peinture et développai à l’adolescence un intérêt aigu pour le travail de Paul Klee, période à laquelle je changeai mes projets : je décidai de devenir un peintre célèbre. 

Puis ce fut le choc considérable du Jazz à l’âge adulte : je vibrais au son de Coltrane, Shepp, Dolphy et tant d’autres musiciens du free jazz movement à qui je voulais ressembler. Or, je ne souhaitai pas pour autant devenir un saxophoniste célèbre : on ne peut pas tout faire, et puis avec le dessin et surtout la peinture, j’avais trouvé mes champs d’expression privilégiés. 

Dès lors je me suis efforcé à travers la pratique de l’improvisation picturale d’exprimer des émotions selon un rythme, des motifs, un alphabet qui ont beaucoup à voir avec la musique : je réalise désormais un peu partout des œuvres de grand format sur scène avec des musiciens anglais, américains ou français lors d’évènements dans des galeries (Corinne Bonnet, Paris), sur la scène de concerts (Jazz Central, Minneapolis) ou lors de performances dans des festivals (Festijazz, La Paz)… 

Je vis et travaille en France, dans un petit village du Morbihan qui se nomme La Roche Bernard. »

Stephane Cattaneo

L’artiste peint pour y vivre « une affaire d’émotions ». 

Vivre le moment à l’atelier l’intéresse plus que peindre : « je bois un café, je fume une cigarette en écoutant de la musique, tournant sans rien faire, en favorisant simplement l’émergence de sentiments échappant à l’analyse, qui précèdent la pensée, comme une sensation brute, immédiate, inconsciente.» 

Son oeuvre ne vise pas l’abstrait, pourtant c’est avec ce vocable que l’on aurait tendance à caractériser ses oeuvres ! Il aborde sa pratique avec une forme d’abstraction qui lui permet d’oublier les codes, les références, ce que Jean Dubuffet nommait « l’Asphyxiante culture ».

Le rendu final résulte « d’une certaine dose de hasard naît un joli chaos dont on peut distinguer les grandes lignes de force : affrontements, contradictions, harmonies convulsives… des formes organiques apparaissent : animaux stupéfiants, paysages fantastiques, contrées mentales où règne l’entropie… ». Son rôle d’artiste consiste pour lui à les offrir en partage. Il s’agit de visions, dans un sens hypnotique, hallucinatoire, transcendant en somme. 

Ses images reflètent « le conflit intérieur, la guerre secrète, intime à laquelle se livrent le désespoir, la terreur et le néant de la nuit aux étincelles, à la lumière et aux exubérances de la vie ». Ces oeuvres sont des « feux d’artifices » teintés de naiveté, de joie, d’angoisses et de drame. Sa facon d’exprimer le bonheur de vivre. 

Art, amour, anarchie : comment enchanter le monde (sans trop se fatiguer)

« Je crois pouvoir affirmer que le but de ma démarche artistique (outre le fait de devenir riche et célèbre) est de nous offrir – à nous tous – une consolation à la douleur d’exister, quelque chose de beau à quoi nous raccrocher.

Construire – au moins symboliquement – l’unicité du monde (si possible sans trop me fatiguer), en liant entre eux des éléments disparates : taches, traits, masses, à-plats…, voilà la tâche que je me suis assignée.

Inutile d’ajouter qu’il s’agit aussi de me consoler de mon propre mal de vivre : doute, ennui ou abattement lié à mon incompréhension quant au sens de l’existence, l’acte de peindre est la catharsis permettant de me délester de mon trop-plein de mélancolie. »

Stéphane Cattaneo


Rendez-Vous du 11 au 16 décembre 2018
Saison Art contemporain Urbain – Hiver 2018
Brasserie Mira – La Teste de Buch

Venez à sa rencontre !


Plus d’information sur la venue de l’artiste à la Brasserie, rendez-vous sur Facebook

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Crédits photo. – Stephane Cattaneo

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