Art,  Bassin d'Arcachon,  CULTURE CONFITURE,  CULTURE LOCALE 33

VOUS AVEZ DIT STREET-ART ?

En décembre, Bouch’B Mag avait invité Mood In My Mind pour parler d’Art et revenir sur la belle aventure initiée par la brasserie Mira ((Re)Formater l’Art – Carte Blanche chez Mira).

En juillet, une nouvelle invitation pour cette fois parler d’Art et plus particulièrement de Street Art !


      

 

L’Art fleurit partout dans nos cités, le hashtag est à la mode ; situant le Street-Art loin des clichés stigmatisant de l’art Vandale visant la dégradation de l’espace public. Il s’agit d’un moyen d’expression, d’un cadeau fait à la rue.

C’est en s’invitant aux coins des rues et en cassant la routine de nos itinérances qu’il touche notre quotidien.

POURQUOI ?

Certains artistes répondent que c’est pour embellir, d’autres pour changer le monde, penser et panser; d’autres encore y lancent des débats publics ; sans oublier ceux qui peignent pour assurer leur promotion et être connus.

Certains d’entre eux peuvent même l’offrir pour un cumul de raisons.

POUR QUI ?

Il s’agit dans tous les cas d’une production artistique offerte à la rue, à toutes les paires de regards sans qu’il ne soit nécessaire de pousser la porte d’une galerie ou d’un musée.

MOKA Production brasserie Mira sous l’œil du public Avril 2019

La rue est alors perçue telle un support qui parle au plus grand nombre.  Le street-art a de beaux jours devant lui puisqu’il permet aux spectateurs d’échanger, de porter un autre regard sur leur quartier, tous âges et situations confondues !

En grand format, c’est la garantie de toucher un maximum de personnes. Sans connaissance particulière des Arts, on ne passe pas à coté d’une œuvre monumentale sans y poser les yeux.

 

COMMENT ?

Rouge-Selor
COLLAB ROUGE SELOR -Rouge et Selor ont réalisé une œuvre collaborative non loin de la gare Saint Jean à Bordeaux. En échangeant avec une habitante incommodée par la déchèterie sauvage qu’elle voyait. Avant, devant leur mur, il y avait une déchèterie sauvage. Aujourd’hui, c’est propre ; les passants respectent les lieux.

Les techniques y sont multiples : performances, installations (participatives ou non), peintures à la bombe, au pinceau, collage, grattage…

Mais peindre dans la rue et la prendre en support n’est pas sans risque !  Il y a des sanctions civiles et pénales, tout dépend de ce que l’Artiste fait et où.

Aujourd’hui, certaines municipalités l’accueillent volontiers tant qu’il s’appose dans le respect du patrimoine historique et des habitants du quartier. C’est ainsi que les équipes municipales de Bordeaux laissent certaines oeuvres alors que leur mission première est « de nettoyer la rue ».

Certaines autres offrent leurs murs en appels à projet.
Longtemps soutenus par les institutions et faute de budget, aujourd’hui les Artistes comptent sur des soutiens privés. C’est ainsi que les projets émergent entre artistes, mécènes et habitants eux-mêmes.

COMMENT PRENDRE UN RDV AVEC LE STREET ART ?

C’est un peu un principe de Happening. Il convient donc de se promener les yeux ouverts et c’est « au petit bonheur la chance ».  Si l’on veut forcer le destin, on peut se rendre en des lieux qui soutiennent la production artistique.

Classique

Il y a pour cela des formats « classiques » : le Street-art en galerie, en musée ou en exposition. Pour le coup, le vocable perd son sens.

Rouge
ROUGE et Kylian Production brasserie MIRA été 2018

Décodé

Il y a aussi les « décodeurs » : ceux qui offrent leurs murs et financent des productions artistiques. C’est le cas notamment de la Brasserie Mira qui soutient la production de 100m carrés d’œuvres muralistes à chaque saison.

Un temps de production durant lequel les artistes oeuvrent ensemble sous les yeux du public pour faire naitre une œuvre qui y reste affichée 6 mois. La prochaine session de production aura lieu du 1erau 12 juillet.

La suite des œuvres… on vous en reparlera plus tard.

ROUGE Brasserie MIRA – La réconciliation 10×5 mètres

Déraison

S’improviser voleur pour profiter de l’Art ou orner son intérieur de pièces uniques ! Localement, des œuvres street art de SELOR laissées dans le cœur de ville de La Teste ont vu leur éphémère accéléré par le vol d’œuvre à la rue pour entrer dans des salons privés ; et priver l’œuvre d’un maximum de regards. Ce qui est loin de l’objectif premier de l’Artiste conscient de l’éphémère de son œuvre. On parle d’Art Stoller (voleur d’art). Espérons que l’on n’en arrive pas au Art Dealer (le voleur revendeur).

Si on veut vraiment posséder, on peut acheter en direct à l’Artiste, en Galerie ou en vente aux enchères.
Et dans tous les cas, il ne nous reste qu’à ouvrir nos yeux !


CREDITS PHOTOGRAPHIQUES  – ANNE-SOPHIE JEAN
Bouch’B Mag 

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :