LA FAUTE AU BLANC QU’ON N’ENTEND PAS ?

Y’en a marre ! 

A l’heure où les plus hautes distinctions françaises sont remises sous le manteau. Une attitude non assumée, non justifiée suite aux investigations menées par les journalistes… La dictature du silence et de l’absence de mérite s’amplifie. Je n’ose même pas imaginer qui a payé ces notes de frais… J’en connais trop bien la réponse.
On ne dit rien. Tout cela nous semble normal. Pas pour moi, pas pour tous !
Si l’on reconnaît, consacre des personnalités controversées ; que reste t-il de ces symboles ?
Je suis bleue.

Des mots à la craie
La faute au blanc qu’on n’entend pas ?

Le blanc se veut penseur.

Le blanc se déplace dans les bureaux de vote. Il respecte les années de lutte pour la démocratie. Voter apparaît comme une chance dans le monde actuel.

Ce n’est pas par méconnaissance que sa participation est silencieuse. C’est juste que face à l’urne, il n’y a pas d’alternative porteuse.

Le blanc ne croit pas aux promesses déchues. Le blanc rejette les extrêmes car il sait que la différence est une richesse.

Le blanc sait qu’avoir une conscience écologique le fait se teinter de vert ;
Le blanc sait qu’avoir un amour pour la solidarité le fait se teinter de rouge ;
Le blanc sait que croire à la liberté d’entreprendre le fait teinter de bleu.

Le blanc est multicolore et en a marre des petites cases. Surtout quand la sienne est toujours tenue sous silence.

Le blanc n’y croit plus et se demande ce qu’il doit faire pour être entendu.

LES FAITS

Aujourd’hui, et depuis la loi n° 2014-172 du 21 février 2014, « il est fait spécialement mention » des bulletins blancs « dans les résultats des scrutins ».

On compte ces bulletins dans les taux de participation (qui sortent ainsi de la catégorie des abstentionnistes) mais ils ne sont pas pris « en compte pour la détermination des suffrages exprimés ».

Clairement, la nuance est de taille est constitue un « pansement » médiatico-démocratique. Mais la démocratie n’est pas cela. On nomme mais l’on ne compte pas. Les régimes particuliers s’étendent au comptage des scrutins. Pourtant le raz le bol sociétal est généralisé en témoigne les taux records notés en 2012.

Pour maintenir la gouvernance actuelle, on comprend que ce comptage ne puisse à être à l’ordre du jour. S’il avait été mis en œuvre lors des dernières élections présidentielles, la majorité absolue nécessaire n’aurait pas été atteinte.

Vous pensez encore que ce comptage peut être une entrave à une bonne continuité de gouvernance. Pas de langues de bois : les mandats présidentiels sont de 5 ans. La gouvernance s’effectue pendant 3 ans ; La première année étant réservée à l’entrée en politique et la dernière à la campagne pour les futures présidentielles.

Qu’adviendrait-il si ce vote était comptabilisé ?

Les candidats seraient contraints de repenser les propositions politiques. On se souvient bien des discours complètement démago & lancinants « moi président de la république… ».

Aujourd’hui, ne résonne que l’amorce. Un discours finalement très égocentrique; qui exposait sincèrement les intérêts qui allaient diriger les prises de décisions dans les mois qui ont suivi : personnels. Les fins de phrases sont déchues. Les responsabilités inassumées. Et dire, que nous sommes « représentés »… Je n’assume plus d’être représentée de cette façon. Et je ne suis pas la seule.

Dans un contexte global qui nécessite des prises de responsabilités claires, jusqu’à quand accepterons nous de passer sous silence.

Les sièges « blancs » ne pourraient ils pas permettre un retour à la démocratie véritable ? On peut repenser globalement le système et tendre à penser que ces sièges pourraient être réellement occupés par un « juré populaire » (via un tirage au sort ?). C’est une proposition en tout cas.

Acculés, quels seront nos modes d’actions pour mener vers un changement qui apparaît inéluctable ? On nous l’avait promis pour maintenant. C’est quand ?

Il serait bon que la langue de bois cesse. Sa prise en compte dans le calcul permettrait de lutter contre la montée des extrémismes politiques. Au lieu de cela, fort est à parier que le débat sera à nouveau détourné : le droit de vote des étrangers… ou autre. Il y aura un nouveau furet pour divertir le débat central.

Clairement, cette mise à l’écart commence à nous rassembler. Les théories du diviser pour mieux régner ne trouveront bientôt plus à s’appliquer.


Référence introduction – Revue presse actuelle & surprenante.
Référence élections – Revue de presse (non exhaustive)
Référence élections – Accès législation et Pétition

NB – Article initialement intitulé « Je suis blanc et je veux que ça compte ! » – Renommé le 20/03/16

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