Rentrée – Le street art donne le ton !

L’arrière saison nous offre de jolis rayons & les murs de jolis messages.

Bref cette semaine un post « pause des yeux » en mode parcours de rues parisiennes & bordelaises. Du graff fraternel, du graff humaniste, en passant par le graff militant,… le tout avec tendresse et humour.

Le street art donne le ton ! Alors, il n’y a plus qu’à se reposer sur les murs en espérant qu’ils nous entendent ! #lesmursontdesoreilles?

Voir la galerie intégrale – AnneSophotographie sur Flickr


En bonus – Pensée de Rouge, Artiste sur la vie au Grand Parc à Bordeaux 

« Plus je passe de temps au Grand Parc, plus il m’apparaît évident que nous partons du mauvais belvédère (un point qu’on pensait panoramique, mais était seulement lointain).

L’anecdote au départ du projet est si vaine, bourgeoise, insultante presque, une fois baladée entre les tours et les structures, entre les gens qui ici et depuis longtemps déjà, vivent et font.

Je reprends :

Alors que j’exposais à l’Institut Culturel Bernard Magrez il y a 3 ans pour « Expressions Urbaines », un internaute nous haranguait à ne pas céder à l’art de château pour aller plutôt travailler « là où il y en a besoin, sur les murs du Grand Parc ».

J’ai pensé qu’il avait un peu raison. Depuis l’entrée de ma pratique dans des espaces d’exposition, j’ai toujours pensé un double, un travail d’espace public simultané, gratuit et accessible en parallèle du travail exposé. Depuis 3 ans les copies des collages à l’institut attendent sagement leur place au Grand Parc.

Aujourd’hui je pense qu’il a beaucoup tort et que cet internaute n’a jamais foutu les pieds au Grand Parc, et n’appuie son manifeste que sur l’image floue, arrangeante, de la cité en carence, abandonnée, qu’une intrusion culturelle (plus qu’un apport) révolutionnerait.

Le Grand Parc est un espace traversé d’initiatives et de structures sociales et culturelles actives, convaincues, sans renoncements. S’il est vrai que les propositions semblent parfois hors sol tant il est difficile de mobiliser les différents publics, elles n’en sont pas moins nombreuses, régulièrement réévaluées, perméables et évolutives.

Les commerçants de proximité se plaignent des grands centres commerciaux ; les habitants préfèrent aux noms grandiloquents du baptême urbain leur lettre d’immeuble habituelle. Les pratiquants de la salle de prière du rez-de-chaussée nettoient pour l’Aïd ses tapis sous le soleil paisible. Les voisins se précipitent pour visiter leur salle des fêtes si longtemps fermée. Des jardins collectifs attendent de pousser. Des artistes organisent autour d’un café l’espace et le calendrier à venir.

Nous décidons de garder mes collages sagement pliés dans cet espace déjà riche, et dessinons les premières pistes pour d’autres interventions.

Travailler les murs c’est aussi enquêter, sur ce qui se passe dedans. »

« Mitoyen » – Rouge au Grand Parc – est un projet de l’association Pôle Magnetic, Street Art Bordeaux, en partenariat avec l’association MC2A – M Migrations Culturelles

 

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