14 juillet 2017

On se souvient avec fierté de notre histoire. Celle qui un jour a instauré un jour férié tous les ans : le 14 juillet.
Notre histoire, en plus des atouts incontestables de notre territoire, est notre atout. Elle génère notre tourisme, pilier de notre économie (réelle); elle suscite l’admiration qui fait que l’on se sent la plupart du temps fiers d’être français à l’étranger et accueilli à bras ouverts.

Le 14 juillet 1789 fut le jour de la prise de la Bastille, le jour de la proclamation des droits de l’Homme et du Citoyen, et… le jour de l’Abolition des privilèges.

Quand la déconnexion est-elle intervenue?
Peu importe ! Trentenaire, j’ai la vive impression que cela a toujours été comme ça. Encore qu’au début j’y croyais.
Sur les bancs de l’école, je rêvais des élans libertaires de l’époque qui avaient entre autres libéré les noirs de leurs chaînes, le peuple était depuis sur un pied d’égalité. Je ne comprenais pas qu’il en ait pu être autrement avant.

Puis au collège-lycée, on est rentrés plus en détail dans l’histoire de France. A ce moment,  je me disais que le roi Soleil ne devait pas avoir faim quand il voyait le peuple à ces grilles. Pourtant pendant ce temps là, Vatel lui cuisinait des festins et refilait du pain au peuple pour le faire taire. Analogie?
Encore à ce moment, j’ai commencé à voir les couacs de l’histoire. Le droit de vote des femmes en 1944, leur droit à disposer de leur compte bancaire en 1965… C’était hier !
Pourtant, chez moi, cela n’avait jamais été une réalité. Chaque membre de ma famille a été un modèle de dépassement de soi, hommes et femmes confondus, aux 4 coins du monde, sans différence.

Dans cet état d’esprit très libre et ouvert, à l’âge où l’on conquiert la vie avec la certitude que tout est possible, où l’on cherche les expériences pour s’enrichir, j’ai abordé un cursus juridique au sein d’une faculté.
Si les enseignements m’intéressaient, les journées en amphi m’apparaissaient soporifiques. Le format n’était pas assez connecté à la vie; trop de passivité.
J’ai donc quitté le cursus pour embrasser une voie économique et commerciale. Cinq années à me découvrir et ouvrir mon esprit. 5 années pour découvrir qu’il y a 2 choix pour l’homme : engranger au détriment de l’autre (le meilleur argument marketing, le meilleur acharnement commercial au service de l’achat final qui se fait même si le besoin n’est pas existant) ou engranger parce que cela vient tout seul (parce qu’on a bien choisi son produit, qu’on en parle, qu’il est bien et utile, et qu’on le vend). Bref, être un Humain ou être un Enculé.
J’y ai aussi appris le fonctionnement de l’économie nationale et mondiale. Qu’il existe une économie réelle, une économie déconnectée, une face cachée du monde et que ce tout forme un équilibre mondial.

Et puis j’en redemandais : ma soif de compréhension du monde m’a poussée vers une spécialisation en gestion de patrimoine.
Quoi de plus naturel de savoir que faire de la richesse issue de l’économie?
Un contenu immobilier, juridique, fiscal et financier dense. Mais tout ce qui est abordé est compréhensible de tous si l’on s’extrait du diktat du vocabulaire galvaudé qui rend tout contenu indigeste.

Armée de toutes ces connaissances, confiante, j’ai embrassé le poste Graal de mon parcours : chargée d’étude en gestion de patrimoine pour un cabinet spécialisé dans la clientèle haut de gamme.
Là, j’ai vite déchanté. Le monde que l’on m’avait appris donc marchait sur le fil. Et franchissait les limites : les limites du correct (l’incapacité d’une gestion de long terme dans un contexte légal perpétuellement changeant; une fiscalité déconnectée; des décisions nationales insensées dans le contexte ; l’absence d’assainissement de la finance suite aux différentes crises comme si l’on attendait que la prochaine soit pire…); si bien que certains ont préféré quitter les limites géographiques de notre fiscalité et quitter la France.
C’est aussi là que j’ai compris l’énorme partie représentée par l’économie fictive soutenue par l’Etat. Clairement, il valait mieux pour être riche et continuer à l’être, amasser des parachutes dorés que vivre une vie d’artisan acharné (et employeur amoureux de ses employés) et céder son entreprise pour une retraite dorée (enfin pas tant..).
Bref, un monde irresponsable.

Burn Out. Stop.
Alors j’ai regardé la politique. C’est vrai, je ne m’y étais jamais intéressée.
Et là, j’ai compris. J’ai compris pourquoi je ne comprenais plus notre monde et ses dérives.
Nos gouvernants, sont au niveau national guidés par leurs intérêts particuliers. Nous en subissons les conséquences. Notre pouvoir d’achat s’écrème alors que nous décuplons d’efforts ; pour eux, investiture rime avec explosion de notre pouvoir d’achat.
Quand ont-ils oublié que nous étions leurs employeurs?
Déconnecter l’économie du réel a été une nécessité pour eux : Se déconnecter de l’employeur de base. Il reste encore des segments qui tirent une économie réelle. Mais ils se font matraquer. Les artisans ne se mobiliseront pas autant que les fonctionnaires : eux ont la responsabilité d’une machine à faire tourner. Pour vivre.

La division existe. Ils l’ont créé mais ils ne savent pas où nous l’avons trouvée.
La division ne vient pas entre le peuple français et le demandeur d’asile provisoire.
La division vient entre le peuple français et les décideurs qui conduisent à la guerre outre nos frontières, poussant irrémédiablement les peuples à quitter leur « chez eux » (les décombres).
La division ne vient pas entre les électeurs de droite et les électeurs de gauche, ils ne trouvent ni l’un ni l’autre, chaussure à leur pied et votent par dépit.
La division vient entre le peuple électeur envers ces candidats indignes de confiance, le peuple gronde face à l’ampleur des scandales qui éclatent.

Marre également d’entendre QUE FONT LES JOURNALISTES? il y en a de bons. Il y a aussi la presse étrangère si l’on veut ouvrir les yeux.
La vraie question ne serait elle pas : QUE FAISONS NOUS ? Maintenant qu’on a les yeux ouverts, on se réveille?

A nous de décider ! A nous de faire nos dates, notre système respectueux de l’Homme, de ses aspirations en phase avec les changements planétaires auxquels nous faisons face.

Un 14 juillet 2017, Un 22 avril 2017 ! Peu importe mais ne subissons pas la prochaine page à écrire !

Montrons au monde de quoi nous sommes capables ! Montrons à nos gouvernants qu’ils sont  en échec dans leur politique principale : diviser pour mieux régner.

Ne tuons pas notre expérience, appuyons nous sur elle pour faire notre propre expérience.

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