On vit au crédit de la planète depuis le 2 août ? FAUX !

Cette annonce vous a fait prendre conscience du monde dans lequel nous vivons, ce qui suit va vous renforcer dans votre désir d’un « autre monde ».

L’ONG Global Footprint et le WWF ont annoncé que l’Humanité vivrait à crédit au 2 aout 2017. A ce rythme, il faudrait l’équivalent de 2 planètes en 2050 pour soutenir les besoins humains.
Un peu d’humour ne fait pas de mal : la révélation donne tout son sens à la série The 100. 

Les disparités mises en évidences

Si tout le monde vivait comme les Australiens, il faudrait 5,2 planètes Terre pour fournir la consommation annuelle.
Si tout le monde vivait comme les Indiens, il ne faudrait que 0,6 planète Terre.

Lissés sur l’ensemble, en tirant une moyenne, pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd’hui besoin de 1,7 planète.

C’est pire qu’hier ? 

Oui. C’est à peine pire qu’hier puisqu’en 2016, le « jour du dépassement » était intervenu le 3 août.
C’est pire qu’avant-hier : En 1997, le « jour du dépassement » était annoncé à la fin septembre.

L’empreinte carbone de l’humanité a plus que doublé depuis le début des années 1970 et reste le moteur le plus puissant creusant l’écart entre l’empreinte écologique et la biocapacité de la planète.

Pour se rassurer, on peut se dire que le rythme de progression s’est un peu ralenti depuis 6 ans.

D’après l’ONG Global Footprint et le WWF, si nous continuons à ce rythme il faudra l’équivalent de deux planètes en 2050 pour assouvir les besoins humains.

Et nous les Français? 

Si tout le monde vivait comme les Français, il faudrait 3 planètes Terre pour fournir la consommation annuelle.

Un indicateur sans faille ? 

D’après EARTH OVERSHOOT DAY, la France vivrait au crédit de la planète depuis le 29 juillet 2017.
Encore d’après ce site, on constate le grand écart : Singapour serait à crédit depuis le 3 janvier 2017 quand la Bulgarie le sera au 30 décembre. Ne sont pas cités les pays qui sont loin d’être à crédit.

Peu importe au final, le constat est là !

Constat => Action

Comme WWF nous le rappelle dans son rapport 2017, « Le coût de cette surconsommation est déjà visible: pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces. Vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n’est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment ».

Alors, on passe à l’action !
Coté entreprises, gouvernement et institutions, et si miser sur l’environnement devenait le seul réel avantage concurrentiel à chercher ?

Coté consommateur, et si faire ses courses revenait à remplir un panier raisonnable, agréable ? Le pouvoir est dans notre consommation, soutenons ce que nous voulons voir se développer !

On est contents d’apprendre qu’« en matière d’alimentation, la croissance des surfaces en agriculture biologique en France (+17% en 2016) et de la consommation de produits bio (+22% en 2016) constituent des éléments positifs. La baisse tendancielle de la consommation de viande en France est une autre bonne nouvelle. »

On est tristes quand on voit des mécanismes de régression…

L’annonce de cet été nous a fait frissonner : Stéphane Travers, Ministre de l’Agriculture ne prévoit aucun budget pour les aides à l’agriculture bio dans les trois prochaines années

On pleure quand on se rend compte que la belle place est faite aux lobbies…

L’annonce de Juillet 2017 marque un tournant clair de la politique Agricole : On préfèrerait donc la quantité à la qualité… « Le choix de conforter les exploitations les plus grandes à caractère plutôt céréalier a été fait mais cela révèle un certain nombre d’intérêts économiques de certains groupes de pression.« 

Notre gouvernement démontre sa volonté d’une agriculture mondialisée et positionnerait notre système agricole comme apte à absorber les chocs internationaux.

Vu d’ici, ceux d’en haut semblent oublier les désirs du peuple, préférant s’inscrire dans l’ère de l’Agrobusiness.
C’est oublier le succès de Demain, les initiatives locales, le développement des AMAP (et autres), le court-circuit de l’hypermarché porté par des changements de consommation,…
C’est négliger l’effet d’expérience dont nous bénéficions… qu’en sera-t-il à l’heure de la mort des sols sur-exploités, des nappes phréatiques polluées…

Vu d’ici, cela nous apparait être une foutaise, ou pour rester politiquement correct, une mauvaise surprise…

On aurait préféré que la France se positionne en Leader d’une agriculture de demain. Pas un vendeur de volume de produits agricoles pauvres, génétiquement modifiés et produits à grand renfort de pesticides….

En bonus – La video qui bruisse sur la toile

 


Liens pour en savoir plus :

 

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