T’as quoi dans ton casque ?

C’est l’été ! Le soleil brille brille brille !
Il ne manquait plus que la playlist de l’été qui va bien bien bien !

Par Ici BB, c’est le Bonus Bordelais !
Il est bon, nous fait sourire & bouger nos corps! Il sait mettre la Dance au goût du jour, fait bouger ton ADN & te fait retrouver le son de tes booms… A écouter sans complexes aujourd’hui !! Mais pas que !
Découvrez LE bordelais à ne pas manquer ! On l’a vu au Poisson Rouge à Bordeaux. Et C’était topppp !

Bel Été dans vos casques !!

Retrouvez t’as quoi dans ton casque 2015

J’entends des bêtises ! 

Le street art serait mort !
AH AH AH la bonne blague !

La  polémique a été lancée suite à la réalisation d’une fresque dans le cadre du festival très attendu par sa dimension : le Street Art Fest de Grenoble.

La fresque de Goin intervenant dans un contexte tendu au vue des récents violents événements(assassinat d’un couple de policiers à leur domicile, attentats…), celle ci est victime de vives critiques.
Trop tôt, trop irrévérencieux… Cette fresque a-t-elle été vue/lue avec finesse?

L’oeuvre de Goin, terminée avec l’apposition d’un titre (Gare de Grenoble) – FACEBOOK GRENOBLE STREET ART FEST

On retient deux policiers armés et frappant Marianne. Directement targuée anti-police, les critiques fustigent, en témoigne le tweet de Bernard Cazeneuve :

Cette pseudo-analyse politique ne vient que renforcer l’objectif étatique actuel : diviser pour mieux régner, jeter l’opprobre sur l’autre quand on est loin d’être irréprochable.
Si déconnecté de l’essence même de la volonté Street Artist: Rassembler, Raisonner, Rêver.

Si je regarde la fresque avec attention, j’y vois la Marianne frappée. J’y vois surtout des hommes portant des boucliers et obéissants à des ordres, directives. Ici le 49.3, qui a choqué toute la France. Et puis il y a eu l’Euro. Tout le monde a alors préféré oublier le 49.3.

J’y vois aussi la Marianne sous les coups et appuyée sur 1984; un roman de  George Orwell, publié en 1949. « La liberté d’expression n’existe plus. Toutes les pensées sont minutieusement surveillées, et d’immenses affiches sont placardées dans les rues, indiquant à tous que « Big Brother vous regarde » (Big Brother is watching you). » Wikipedia

J’y vois des hommes en uniformes qui suivent des ordres qui leurs sont imposés. Je n’y vois pas des hommes qui supportent ces idées.
La grogne monte au sein des effectifs policiers et populaires. Trop facile de nous laisser penser que l’on puisse être opposés dans un tel contexte. En témoigne le  discours de Sébastien Jallamion en hommage aux policiers tués à Magnanville le 21 juin 2016 :

La peine ne peut pas tout excuser. En témoigne, la vidéo qui tourne sur internet et qui montre qu’un homme n’a pas souhaité serrer la main à François Hollande lors de l’hommage aux policiers tués.
L’opposition n’est plus uniquement populaire, elle est également policière. Ne pas s’en rendre compte revient à mener une politique de l’Autruche.

Le 17 Juin 2016 – à Versailles

J’aurais préféré qu’au lieu d’une condamnation de la fresque, intervienne une véritable réflexion. Mais non… Toujours des partis pris, dans un sens propagandaire. Encore la théorie du foulard ; choquer pour ne pas poser les vraies questions.

Dommage que nos gouvernants réagissent comme cela quand ils se sentent vexés. On attend pourtant d’eux de la Sagesse. C’est comme oublier que le street art ne rentre pas dans une case. Il crée la case. Il avance avant que l’analyse se pose. Il est possible. Mais le gouvernant aurait un temps de retard.

Il n’est point d’Art avec de la « récupération politique ». Pourtant, le Street Art est de plus en plus invité par les municipalités. La censure ne doit pas alors avoir lieu. Les Street artistes eux mêmes savent faire preuve de respect. (CF. Juppé & TRANSFERT 2015, ça marche)

En condamnant ce travail artistique, les gouvernants n’ont fait que susciter un franc désir de respect des libertés, de l’Humanité (policière et civile).
Au risque d’en contrarier certains, le Street Art est loin d’être mort puisqu’il est populaire, il appartient au peuple. Cette critique apparaît alors plus que décevante en constat de fait : cela fait longtemps que les gouvernants n’écoutent plus leur peuple.

Le Street Art est loin d’être mort puisqu’il s’invite en poésie, en liberté. Que son éloquence s’inscrit dans le respect de tous et surtout de la liberté de pensée. Dans ce contexte, la critique apparaît comme non alimentée, non étudiée lue avec de gros sabots. Il est irrévérencieux de blâmer si hâtivement une oeuvre populaire.

Longue vie au street Art. Qu’il plaise, ou non.


Street Art Fest Grenoble – Site Officiel – Du 8 au 26 juin 2016
Street Art Fest Grenoble – Page Facebook
Goin Art – Page de l’Artiste
ISÈRE Grenoble : la fresque de Goin au cœur de la polémique – Le Dauphine – Ève MOULINIER – 28/06/2016
Pourquoi le Street Art Fest à Grenoble est le plus grand rassemblement street art d’Europe – Olivier Granoux – 11/06/2016.
Le street art est-il « out » ?  LE POINT – SOPHIE PUJAS – 29/07/2016
Une fresque du festival « Street Art Fest » à Grenoble fait polémique – Rédaction de France Info – 27/06/2016
Nice : deux enquêtes ouvertes autour de la polémique opposant une policière à Bernard Cazeneuve – LIBERATION – 
14/07/2016
Un policier refuse de serrer la main à Hollande, Valls «peut comprendre» – LE PARISIEN – 17/06/2016